Observer l’animal : une étape essentielle en médiation animale
Un chien ne peut pas nous dire avec des mots s’il est fatigué, s’il souhaite s’éloigner ou si une interaction devient inconfortable. Il communique pourtant en permanence à travers son comportement et son langage corporel. Sa posture, ses mouvements, son regard, la position de ses oreilles, ses expressions faciales ou encore sa façon d’interagir avec les personnes présentes sont autant d’informations qui permettent de mieux comprendre son état.
Cette observation doit être présente tout au long de la séance. Le comportement du chien peut évoluer en fonction de l’activité proposée, du nombre de personnes présentes, de son niveau de fatigue ou encore de l’environnement.
Il faut cependant éviter d’interpréter un comportement isolé. Un bâillement peut traduire de la fatigue, un léchage de truffe peut être lié à une odeur ou à de la nourriture, tandis qu’une queue qui remue traduit notamment un état d’activation et ne signifie pas nécessairement que le chien est heureux.
C’est donc le contexte, l’association de plusieurs signaux, leur répétition et leur évolution qui permettent de mieux comprendre l’état de l’animal.
Comment reconnaître un chien détendu pendant une séance ?
Un chien qui se sent bien n’est pas nécessairement très démonstratif. Certains vont chercher facilement le contact et le jeu avec les participants, tandis que d’autres seront plus calmes et préféreront observer ou rester à proximité. Le bien-être peut donc s’exprimer de différentes façons.
Une posture et un comportement détendus
Un chien à l’aise présente généralement une posture détendue et des mouvements naturels. Il peut se déplacer librement, changer de position, explorer son environnement ou simplement se reposer.
Son regard et son expression faciale paraissent apaisés. Ses oreilles adoptent une position naturelle pour lui, qui peut varier selon sa morphologie et la situation.
La queue mérite également une attention particulière. Une queue qui remue ne signifie pas systématiquement que le chien est heureux. Il est important d’observer sa position et ses mouvements en parallèle du reste du corps.
Une queue qui remue tranquillement, associée à une posture décontractée, ne donne pas la même information qu’une queue très haute et raide, accompagnée d’un corps tendu ou figé.
Plus globalement, un chien à l’aise conserve une certaine liberté de mouvement. Il peut s’intéresser à son environnement, participer à une activité, prendre de la distance ou revenir spontanément vers les personnes présentes.
Une recherche de contact volontaire
La manière dont le chien choisit d’entrer en interaction est également importante. Il peut venir spontanément vers une personne, rester à proximité, solliciter une caresse ou revenir de lui-même après s’être éloigné. À l’inverse, certains chiens préfèrent observer ou maintenir une certaine distance.
Ne pas rechercher le contact n’est donc pas nécessairement un signe de malaise. En médiation animale, le chien doit pouvoir choisir s’il souhaite participer à une interaction ou s’en éloigner.
Lorsqu’une personne souhaite le caresser, il est préférable de lui laisser la possibilité de s’approcher plutôt que de le retenir ou de le solliciter directement. S’il s’éloigne, détourne son corps ou cherche à mettre de la distance, cette réponse doit être respectée.
Les signes qui doivent nous alerter
À l’inverse, certains comportements peuvent nous indiquer qu’une situation devient inconfortable pour le chien. Ils doivent être pris en compte afin d’adapter rapidement la séance.
Les signaux d’apaisement du chien
Certains comportements peuvent indiquer qu’une situation devient inconfortable pour le chien. Ils doivent alors être pris en compte afin d’adapter la séance. Un chien peut notamment :
- détourner la tête ou le regard,
- bâiller,
- se lécher rapidement la truffe,
- détourner son corps,
- renifler soudainement le sol,
- ralentir ses mouvements.
Ces comportements ne doivent cependant pas être interprétés automatiquement comme des signes de stress. Un chien peut bâiller parce qu’il est fatigué ou renifler parce qu’une odeur l’intéresse. Un seul signal ne permet donc pas de conclure qu’un chien est stressé. C’est leur répétition, leur association avec d’autres comportements et le contexte dans lequel ils apparaissent qui doivent attirer l’attention.